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Le paysage n'est pas à vendre

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"Agrivoltaïsme" Un nouveau mot pour une nouvelle arnaque

France Creuse

PRODUCTION D'ÉLECTRICITÉ EN 2025 EN FRANCE

Selon les données du réseau de transport d’électricité (RTE), en 2025, la France a un solde d’exportation de 92 térawattheures (TWh) , soit environ 17% de sa production totale ( 544 TWh) .

Cet excédent de production électrique en France en 2025 est obtenu malgré un rendement des centrales nucléaires en baisse de plus de 50 Twh par rapport aux années 2005-2015. La France est le premier exportateur mondial d'électricité avec 89 Twh exporté en 2024.

La France à l'électricité avec la plus faible empreinte carbone en 2024 en Europe.

ÉVOLUTION DE LA CONSO ÉLECTRIQUE EN FRANCE​

Notre consommation électrique se réduit depuis 2012 La consommation en 2025 est égale à celle de 2024

BESOINS À VENIR D'ÉLECTRICITÉ EN FRANCE

LES SCÉNARIOS DE DÉCARBONATION PRIS EN COMPTE PAR LA COMMISSION DE RÉGULATION DE L'ÉNERGIE (CRE )

Ces scénarios conduisent à une décarbonation par notamment l'électrification des usages dont le transport.

Le scénario moyen nous amène en 2050 à une consommation de 645 Twh.

Avec de la sobriété (ce qui est très souhaitable pour diminuer notre empreinte sur les ressources de la planète), la CRE conclut que 554 Twh pourraient suffire.

C'est à peu près la production électrique française de 2025.

ELECTRIFICATION DES TRANSPORTS

Une première conclusion s'impose étant donné que la France se met aujourd'hui en situation de maintenir son potentiel d'électricité nucléaire : la production électrique actuelle serait suffisante pour électrifier les usages et sortir des énergies carbonées à l'horizon 2050 dans un scénario de sobriété (tout confort malgré tout)

VENONS EN A L'ÉNERGIE PHOTOVOLTAÏQUE

Situation actuelle

Source éco info: LA dynamique du solaire photovoltaïque se confirme trimestre après trimestre. Selon les dernières données publiées par Enedis et l’Observatoire France Territoire Solaire,4, 272 GW ont été raccordés sur les trois premiers trimestres de 2025, soit déjà plus que l’ensemble de l’année 2023. Cela porte la puissance cumulée du parc français à près de 26,8 GW​

Objectifs photovoltaïques en France

Dans la PPE3 cet objectif est désormais ventilé entre catégories d’installations (toitures et sol) : 41% sur petites et moyennes toitures ; 5% sur petites installations au sol ; 54% sur grandes installations, correspondant à 38% au sol et 16% sur toiture. A l’intérieur de cette répartition par catégories d’installations de l’objectif de développement global, la PPE 3 ne comporte pas d’objectif de développement des installations agrivoltaïques et agri compatibles.

Besoins d'installation photovoltaïque pour atteindre les objectifs en France et potentiel des surfaces artificialisées

Pour atteindre cet objectif fixé à 100 GW pour 2050 , il faudrait donc 73 GW de nouvelles installations photovoltaïque.

D'après l’ADEME:

- les toitures en France ont un potentiel considérable de........... 350 GW qui comme indiqué par cette organisation ne porte pas atteinte à la biodiversité, évite les conflits d'usage et les atteintes aux paysages ruraux.

-les centrales au sol doivent privilégier les sols artificialisés et parkings(potentiel des parkings et délaissés :53 GW)

https://www.ines-solaire.org › ... › ressources › France-potentiel-solaire

Le potentiel des toitures agricoles se rapproche de 100 GW en France .Ces installations auraient un effet bénéfique pour l'ensemble des agriculteurs

Conséquences pour l'environnement

La biodiversité est inévitablement impactée par ces engrillagements ,restrictions et modifications de leur lieu de vie (voir par exemple l'étude menée sur les chiroptères). Etude de l’impact des parcs photovoltaïques sur les chiroptères : Projet PV-chiros

Le conseil national de protection de la nature (CNPN) a rendu un avis de 90 pages très détaillé sur les impacts du photovoltaïque sur la biodiversité. 2024-16_avis_deploiement-photovoltaique-impacts-biodiversite_cnpn_du_19_06_2024_vf.pdf

Le CNPN est l'instance d'expertise scientifique et technique, compétente en matière de protection de la biodiversité et plus particulièrement de protection des espèces, des habitats, de la géodiversité et des écosystèmes. Le Conseil national de la protection de la nature est composé de 60 experts interdisciplinaires et indépendants reconnus pour leurs travaux, leurs connaissances scientifiques ou techniques dans les domaines des sciences de la vie et de la terre ainsi que des sciences humaines et sociales ( source : ministère de l'écologie, présentation du CNPN)

Résumé en 3 points :

  • Il y est notamment affirmé que l'ambition de développement de l'énergie solaire "peut et doit être réalisée sans porter atteinte aux écosystèmes".
  • Le CNPN indique que malgré l'ambition répétée par tous les acteurs institutionnels d'équiper d'abord les zones artificialisées, l'installation de centrales sur des espaces naturels ou semi-naturels s'amplifie alors que l'incidence de ces aménagements sur la biodiversité peut être élevée.
  • Le CNPN recommande donc de " mettre un terme à l'implantation de centrales photovoltaïques au sol dans les aires protégées et les espaces semi-naturels, naturels et forestiers". Le CNPN recommande également d'exclure les prairies permanentes ou la richesse d'insectes est la plus forte.
  • Par ailleurs, le CNPN fait ressortir deux problèmes importants auxquels sont confrontés les associations en lutte contre des projets agrivoltaiques :

    1, "Les développeurs mandatent les bureaux d'étude avec l'objectif d'éviter d'avoir à demander une dérogation espèces protégées ", ce qui conduit à "des inventaires d'état initial insuffisants qui engendrent une minimisation des impacts et permettent à de nombreux projets de voir le jour avec des mesures ERC peu ambitieuses" ;

    2,"L'information concernant les projets d'aménagements est difficile à obtenir"

CONCLUSION :AGRIVOLTAISME UNE ERREUR STRATÉGIQUE NATIONALE

-Il n'y a pas d'urgence en France à accélérer la production électrique dont on ne sait aujourd'hui que faire sinon la céder aux pays voisins très souvent au rabais.

-L'installation de panneaux photovoltaïques progresse rapidement en France sans agrivoltaïsme à un rythme d'environ 5 GW par an (A ce rythme on aura atteint sans agrivoltaïsme l'objectif de 75 GW d'installations supplémentaires en 2050).

-Le potentiel sur toitures et zones artificialisé est considérablement supérieur aux objectifs français d’électricité d’origine photovoltaique .

-Les parcs photovoltaïques ont évidemment un impact négatif sur les paysages ruraux et face à leur multiplication, ce ne sont plus les panneaux qui seront parqués par les grillages mais bel et bien les humains .

-A chaque installation de parc agrivoltaïque ,il y a inévitablement des surfaces agricoles importantes perdues pour les chemins d'accès , clôtures, transfo ,réserve d'eau.(4 ha perdus dans le projet Cheminet à Soumans pour 8 ha de panneaux installés)

-A chaque installation de parc photovoltaïque ,il y a inévitablement des conséquences négatives pour l’environnement et la biodiversité.

Nota Béné :Pour bien comprendre l'absurdité pour l'ensemble du monde agricole de l'agrivoltaïsme qui ne sauvera pas l'agriculture mais procurera une rente pour quelques-uns : La PPE3 envisage que 38% des objectifs photovoltaïques se fassent au sol (y compris les parkings).38% de 73 GW , cela fait 27 GW à répartir entre les parkings et l'agrivoltaïsme. Admettons 15 GW pour l'agrivoltaïsme . Cela veut dire que potentiellement il y aurait la place en France pour 1000 projets de 15 MW comme celui de Mr Cheminet alors qu’i y a plus de 350 000 fermes sur le territoire Français